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Février 2016

Le Congrès Ornithologique Panafricain (PAOC) Octobre 2016 : participation de la SOOA

Malimbus Volume 37 : Tables des matières disponibles

Malimbus Volume 33 : Texte intégrale disponible

 

Gérard Morel, 1925–2011

En pensant à Gérard Morel, deux impressions marquantes me reviennent à l’esprit, à 40 ans d’intervalle. La première fois, quand étudiant thésard, je pénétrais pour la première fois dans son laboratoire de Richard-Toll, oasis climatisée au milieu de rizières surchauffées alors grouillantes d’oiseaux. La seconde, lors d’une visite récente au Sénégal, quand j’écoutais avec quelle profonde admiration deux de ses anciens collaborateurs africains me parlaient de lui, comme si leur travail commun n’avait pas cessé. Quatre décennies, c’est aussi la durée d’une vie professionnelle que Gérard consacra entièrement aux oiseaux et au Sénégal qu’il ne voulut pas quitter par fidélité à l’équipe qu’il avait formée et par souci de pérenniser les connaissances acquises. Arrivé en bateau dès 1953 pour y étudier la biologie du Quéléa, il eut pour premier contact le Prof. T. Monod, alors directeur de l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) et surtout l’appui indéfectible du Prof. F. Bourlière, longtemps l’une des personnalités centrales de l’écologie française. C’est ainsi qu’à l’indépendance du Sénégal, il intégra l’O.R.S.T.O.M. (aujourd’hui I.R.D.) qui fit de Richard-Toll, dans le nord du pays, sa principale station de terrain, et la seule consacrée à l’ornithologie, soigneusement construite et gérée par Gérard et son épouse Marie-Yvonne jusqu’à leur départ en 1992. L’ornithologie ouest africaine de cette époque n’était guère développée qu’au Nigéria et les deux volumes du Bannerman tenaient lieu de seul guide de terrain pour les ornithologues qui s’aventuraient alors dans cette partie de l’Afrique. La collecte d’oiseaux et la constitution d’une collection de référence étaient encore considérées comme indispensables à la connaissance d’une avifaune et comme base de toute étude. C’est à cela que Gérard Morel se consacra d’abord, méticuleusement et systématiquement, formant une équipe d’africains, du collecteur au taxidermiste, qui tentent aujourd’hui encore de préserver cet acquis. Ce fut l’occasion de bien des découvertes et de l’identification précise des sous espèces présentes au Sénégal, mais ce fut aussi une base de deux publications majeures: le premier guide moderne d’identification des oiseaux de l’Ouest Africain (Serle, W. & Morel, G.J. 1977, Collins, Londres; adaptée dès 1979 en français) et une avifaune de Sénégambie (Morel, G.J. & Morel, M.-Y. 1990, O.R.S.T.O.M., Paris). Gérard testa aussi les méthodes, alors nouvelles, de recensement des oiseaux (par quadrats, transects ou points) fournissant ainsi les premières données pour l’Afrique de densités d’oiseaux nicheurs et migrateurs et de leurs relations dans une savane sahélienne. La biologie, la reproduction et la dynamique des granivores (Quelea, Moineau doré et même Tourterelle des bois) l’occupèrent aussi beaucoup à une époque où leurs statuts changeaient (sécheresse, mises en cultures).
      Nombre de chercheurs se rendirent à Richard-Toll pour bénéficier de ses connaissances ou pour cosigner des publications, non seulement des français (C. Chappuis, J. Dorst, R.D. Etchécopar, R. de Naurois, F. Roux etc.) mais aussi anglophones (R.E. Moreau, N.and E. Collias…) qui l’invitèrent ensuite jusqu’aux Etats-Unis ou à Rome (F.A.O.). Tous appréciaient l’hospitalité des Morel, leur parfaite organisation sur le terrain, et aussi leurs spécialités culinaires, telles les charcuteries de phacochère dont je me souviens encore. Tout naturellement, Gérard établit alors des liens privilégiés avec les ornithologues travaillant au Nigéria (R.E. Sharland, C.H. Fry...) avec lesquels il cofonda la Société d’Ornithologie de l’Ouest Africain en 1979 dont il fut neuf ans Vice-président, puis 19 ans Président jusqu’à son retrait en 2006. Il y joua un rôle actif dans son organisation, jusqu’à la création de son site internet et la tenue de réunions de la Société en Normandie et de son Conseil à son domicile. Il participa activement aussi à tous les congrès Panafricains d’ornithologie depuis le premier et ne cessa d’y promouvoir le travail des francophones, comme aussi le bilinguisme, facilitant la présence des africains francophones.

MorelMorel

Deux images de Gérard Morel: lors de la réunion SOOA de 1994 aux Pays-Bas (photographe inconnu) et chez lui à Richard-Toll, vers 1980 (photo: Peter Browne).


      Les temps ont beaucoup changé au cours de cette seconde moitié du 20ème siècle, l’ornithologie et même les oiseaux du Sénégal aussi. Mais c’est à des personnalités discrètes, obstinées, rigoureuses et passionnées comme celle de Gérard Morel que l’on doit nos acquis d’aujourd’hui. Je peux en témoigner personnellement, ayant vécu ces changements en Afrique de l’Ouest et ailleurs, au contact de tels pionniers. Les jeunes ornithologues visitant aujourd’hui le Sénégal, et y faisant parfois des découvertes impensables autrefois, ou même parcourant le site internet de notre Société, auront sans doute perdu le souvenir de tels précurseurs. Qu’ils sachent pourtant que d’autres comme Gérard Morel leur ont patiemment ouvert la voie, défriché les connaissances de base indispensables, et cela dans des conditions matérielles et techniques beaucoup moins faciles qu’aujourd’hui. Qui accepterait de nos jours de rester 35 ans dans une bourgade isolée dans le savane pour y documenter de façon rigoureuse et indiscutable l’étude de son avifaune? Merci à Gérard de nous avoir ainsi permis d’avancer dans l’étude et la connaissance des oiseaux de l’Ouest Africain.

Jean-Marc Thiollay
Président de la S.O.O.A.

Présentation de notre nouveau Webmestre

Ulf Liedén a accepté de prendre en charge la gestion du site Internet de la S.O.O.A.et il a déjà commencé. Ulf est de nationalité Suédoise et réside actuellement en Allemagne. Inspiré par son père, il s’intéresse aux plantes et aux oiseaux depuis son enfance, d’abord seulement en les observant, puis plus tard en les photographiant en amateur confirmé. Il s’est intéressé de plus près aux oiseaux d’Afrique de l’Ouest quand sa femme a été affectée à Niamey, Niger, en 2007. Informaticien professionnel, il est devenu le concepteur et gestionnaire de la Base de Données sur les Oiseaux du Niger, qui contient nombre de ses photos d’oiseaux. Ulf est maintenant prêt à gérer le site Internet de la S.O.O.A. et à le développer dans la continuité du bon travail de son prédécesseur, Peter Browne. Le Conseil souhaite la bienvenue à Ulf et se joint à lui pour remercier Peter de l’excellent travail réalisé sur le site pendant sept années.

Conseil de la S.O.O.A.

Appel aux rédacteurs d’abstracts (janvier 2011)

Peu après le lancement de Malimbus en 1979, nous avons entrepris de mentionner chaque article (article ou note courte) sur la base de données de la Littérature Ornithologique mondiale (Ornithological Worldwide Literature OWL). OWL est une compilation avec un index de citations se rapportant à l’ornithologie et provenant de la littérature scientifique périodique du monde entier. Les ornithologues dans le monde accèdent gratuitement à cette importante ressource via le site Internet : http://www.birdlit.org

Plus il y a d’informations dans la mention, plus il y a de chances qu’elle puisse être trouvée par ceux qui consultent la base de données, et ainsi que l’article correspondant soit pris en compte par le chercheur. Malheureusement, la grande majorité des mentions anciennes de Malimbus dans la base de données sont très rudimentaires et ne seront trouvées qu’en cherchant un titre d’article ou les noms des auteurs. Pour augmenter la probabilité qu’un article soit trouvé au cours d’une recherche – pour être plus souvent consulté – nous avons besoin de volontaires pour ajouter des informations à chaque mention, en particulier un abstract, les codes par sujets, les mots-clés et les noms d’espèces. Depuis que tous les articles sont accessibles gratuitement sur notre site Internet, il n’est plus nécessaire d’avoir des exemplaires de Malimbus pour le faire. Veuillez contacter Peter Browne, Webmestre de la SOOA (), si vous êtes disposé à nous aider à accroître ainsi la valeur ajoutée et l’utilité de Malimbus

 

BOB SHARLAND EN MAISON DE RETRAITE MEDICALISEE

Message du 3 septembre 2010 de Roger Wilkinson, Vice-Président de la SOOA, concernant Bob Sharland (longtemps Trésorier de la SOOA et aujourd’hui Membre Honoraire à Vie), qui a récemment eu une attaque :

J’ai eu un entretien avec Peter, le fils de Bob, il y a quelques jours et il m’a informé que Bob vivait maintenant dans une maison de retraite médicalisée près de là où lui-même habite, à Newbury. Bob va beaucoup mieux mais il est beaucoup moins actif – il faisait encore de l’ornithologie et de la botanique outre-mer à plus de 90 ans – Bob en a maintenant 93.

Peter m’a dit que Bob aimerait beaucoup avoir des nouvelles des membres de la SOOA. Ci-dessous son adresse pour ceux qui voudront lui envoyer une carte postale ou une petite lettre 

Bob Sharland
Bayford Nursing Home
Rook Wood
Stock Cross Near Newbury
RG20 8LD

(Royaume-Uni)

Nouveau Trésorier et Secrétaire chargé des adhésions pour la S.O.O.A.

 

Tim Dodman a été coopté et s’est vu confier ces fonctions au sein du Conseil de la S.O.O.A. à la suite de Bob Sharland, qui se retire après 45 ans de service auprès de la Société et de celle qui l’avait précédée, la Nigerian Ornithologist’s Society. Bob a été le plus ancien membre du Conseil, en charge de la fonction de Trésorier depuis qu’il a participé à la création de la N.O.S. en 1964. Une fois encore, le Conseil manifeste toute sa gratitude à Bob à qui il a conféré la qualité de Membre d’Honneur à vie, ce qu’il a accepté. Nous présentons à Bob nos meilleurs vœux pour sa retraite du Conseil. Cliquer ici pour accéder à l'hommage à Bob et à la liste de ses contributions au Bull NOS et à Malimbus, publiés récemment dans Malimbus (30: 86–90, 2008), pour célébrer son 90ème anniversaire. 

   

Tim est un défenseur de la nature qui a commencé à travailler en Afrique en  1988, en contribuant à la création d’une O.N.G. nationale et d’une réserve naturelle en Somalie. Après l’obtention d’une maîtrise de sciences en Gestion des ressources en Ecosse, il retourna en 1992 en Afrique travailler pour le projet W.W.F. Zambia Wetlands. Pendant son séjour en Zambie, il a aussi mené une étude sur le moins connu des perroquets africains, l’Inséparable à joues noires. Cependant, la principale expérience de Tim a été acquise dans les zones humides, et il a rejoint Wetlands International (qui était alors le Bureau International de Recherches sur les Oiseaux d’Eau et les Zones Humides) en 1995 pour y développer un programme Africain. Celui-ci comporta la création du Recensement des oiseaux d’eau Africains, à l’origine d’une gamme de nouveaux projets, et l’installation de bureaux au Sénégal, au Mali et en Guinée Bissao. Tim a vécu au Sénégal de 1998 à 2001, où il a dirigé un projet pionnier d’appui à tous les pays d’Afrique de l’Ouest pour les activités de conservation des zones humides et des oiseaux d’eau. Il travaille maintenant à partir de chez lui, sur une petite île d’Ecosse, mais il demeure un Expert associé de Wetlands International et se rend en Afrique fréquemment. Tim a publié ou été le co-auteur d’une gamme de travaux traitant des zones humides et des oiseaux d’eau en Afrique, dont les Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux de Guinée Bissao, plusieurs rapports au titre du Recensement des oiseaux d’eau Africains, des plans d’actions pour le Lamantin d’Afrique de l’Ouest et la Grue couronnée ainsi que le nouvel Atlas des populations d’échassiers en Afrique et en Eurasie, dont la critique figure dans Malimbus 31,2. Il a aussi relu plusieurs articles publiés dans Malimbus. D'autres informations en page Conseil. Nous souhaitons la bienvenue à Tim au sein de l’équipe et nous nous réjouissons de travailler avec lui au cours des prochaines années.

 



 

Par décision du Conseil, notre Président sortant, Dr Gérard Morel, a été nommé Président d’Honneur.
Nous sommes très heureux qu’il continue ainsi à participer au Conseil de la Société et à le faire bénéficier de ses avis et de sa collaboration.

 
     
 

Ci-dessous les remerciements à notre Président ainsi que à notre Vice-Président sortants

 

Le Conseil de la Société Ornithologique de l'Ouest Africain s'est réuni le 7 octobre 2006 à Bréville-Les-Monts, en France.  Le point principal de l'ordre du jour de cette réunion était de discuter des possibilités de remplacer plusieurs membres du Conseil, qui avaient fait connaître leur désir de se retirer ou de réduire leurs activités.  Bien que tous les remplaçants n'aient pas déjà été identifiés, les nominations suivantes à des postes du Conseil ont fait l'objet d'un accord :

Président : Dr Jean Marc Thiollay  

Vice-Président : Dr Roger Wilkinson

Secrétaire Général : Dr Joost Brouwer

De plus amples informations sur la réunion du Conseil et les changements en son sein ont été publiés dans les numéro de Malimbus publiés en  mars et septembre 2007.

Des résumés des carrières de notre nouveau Président et Secrétaire Général sont présentés ci-dessous et d'autres informations en page Conseil.

Le nouveau Président de la S.O.O.A., Dr Jean Marc Thiollay

Aujourd’hui à la retraite, Jean Marc Thiollay a consacré sa vie professionnelle à la recherche, d’abord comme chercheur puis directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à l’Université de Paris (Ecole Normale Supérieure puis Muséum National d’Histoire Naturelle). Après ses études universitaires en France et en Europe, il a passé six ans en Afrique de l’Ouest de 1967 à 1973, pour approfondir le fonctionnement d’un peuplement d’oiseaux dans une zone de contact savane-forêt en Côte d’Ivoire, et les migrations saisonnières des rapaces africains en Afrique de l’Ouest (objet d’une thèse de doctorat). Puis, en dehors de quelques séjours pour suivre la dynamique à long terme du peuplement du site d’étude de Côte d’Ivoire, il a travaillé dans de nombreux pays tropicaux, notamment Gabon, Ouganda, Inde, Indonésie, Vietnam, Mexique, Colombie, etc, et particulièrement en Guyane Française. Ses centres d’intérêt ont surtout été les rapaces tropicaux et plus généralement l’écologie et la conservation des oiseaux de forêts denses, l’influence de leur dégradation et de leur fragmentation, de la chasse et des zones protégées. Dans les années récentes, il a aussi refait nombre de ses recensements anciens de rapaces en Afrique de l’Ouest afin de chiffrer 30 ans plus tard le déclin de certaines espèces (surtout aigles et vautours). De 1962 à 2007, il a publié près de 200 articles dans de nombreux livres scientifiques d’ornithologie et d’écologie. Il a en outre toujours été très impliqué dans les organismes de protection des oiseaux et de la nature aux niveaux français et international et participe régulièrement à de nombreux congrès ou réunions dans ces domaines. Il est membre administrateur de nombreuses sociétés françaises et internationales et poursuit néanmoins activement l’ornithologie de terrain autour de chez lui (en Champagne) et au cours de fréquents voyages, avec sa femme Françoise, pour compléter l’une des plus importantes “life list” des oiseaux du Monde.

Le nouveau Secrétaire Général de la S.O.O.A., Dr Joost Brouwer

Né en Indonésie et fils de professeurs néerlandais de biologie et de géographie, Joost grandit en observant les oiseaux dans différents pays mais opta pour une carrière de recherche agronomique. Durant un séjour de cinq ans en Australie il présida le Comité de Conservation de R.A.O.U. (à présent Birds Australia), et fut l’instigateur et l’éditeur de la première édition de Threatened Birds of Australia (Les Oiseaux menacés d’Australie: Brouwer & Garnett, eds, 1990, R.A.O.U., Moonee Ponds). C’est au Niger qu’il passa les cinq années suivantes dans la recherche agronomique, aidant au cours de ses temps libres Wim Mullié à faire les recensements annuels de sauvagine (Waterbird Census). Après son départ du Niger en 1994 Joost coordonna le chapitre IBA sur le Niger de Important Bird Areas in Africa and Associated Islands (Fishpool & Evans, eds, 2001, BirdLife International, Cambridge), lança la base de données des oiseaux du Niger (Niger Bird Database, 20 000 données) et écrivit le chapitre sur l’histoire naturelle dans le récent guide de voyage au Niger de Bradt. Il est membre de S.O.O.A. depuis 1990 et écrivit bon nombre d’articles sur les oiseaux du Niger. Actuellement, il a son propre cabinet d’expert-conseil en environnement et en agronomie dans les pays en voie de développement.


Remerciements à Gérard J. Morel et à C. Hilary Fry pour leur rôle dans la Société d’Ornithologie de l’Ouest Africain

Le Président sortant de la S.O.O.A., Gérard Morel, a servi 28 ans au sein du Conseil de la Société Ornithologique de l’Ouest Africain, dont neuf ans comme Vice-Président et 19 ans comme Président. Soit depuis la création de la S.O.O.A. Auparavant, le seul groupe d’ornithologues en Afrique de l’Ouest était la Société des Ornithologues du Nigeria, anglophone, jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’une bonne couverture de la région impliquerait la constitution d’un organisme bilingue. Gérard fut l’un des ornithologues francophones qui aidèrent le plus à cette transformation. Le journal de la Société, Malimbus, permet de prendre la mesure de la réussite de cet effort. Il a publié, dès l’origine, des travaux dans les deux langues, anglaise et française, et toutes les annonces de la Société sont dans les deux langues. La même politique a été suivie pour le site Internet de la Société. Non seulement Gérard a soutenu le principe du bilinguisme de la Société, mais il a aussi participé à sa mise en œuvre quotidiennement en traduisant en français une bonne partie du contenu de Malimbus initialement rédigée en anglais.

     Gérard a compris que la réussite de la Société dépendait dans une large mesure de la publication dans Malimbus d’articles importants sur l’ornithologie en Afrique de l’Ouest. Tout en travaillant à la Station Ornithologique de l’ORSTOM à Richard-Toll, au Sénégal, il a apporté sa propre contribution à cet objectif avec de nombreux articles, dont certains rédigés conjointement avec sa femme, Dr Marie-Yvonne Morel. Il a aussi encouragé, à l’occasion de ses nombreux contacts personnels, d’autres ornithologues à publier dans Malimbus et il a exhorté ses collègues francophones à le faire en français. Il a rédigé de nombreuses critiques de livres pour la revue.

      Après son départ en retraite en 1992, lui et Marie-Yvonne s’établirent en Normandie, en France. Il leur fut ainsi plus facile d’aider à l’organisation d’assemblées biennales de la Société et de réunions du Conseil. Ils continuèrent aussi d’assumer une tâche qu’ils avaient initiée au Sénégal, la collecte de cotisations payées en Francs français et plus tard en Euros, pour alléger les frais de transfert en Livres sterling.

      Ils ont joué un rôle important dans la conception du site Internet de la Socété. En 2002, le Conseil a pris conscience de ce qu’un site Internet pourrait contribuer significativement à la réussite de la Société et les Morels ont pu bénéficier des services de leur petit-fils, Julien Guyonet, pour démarrer ce projet en 2003. Il est l’auteur des remarquables illustrations qui agrémentent les pages principales du site Internet et a aussi créé le site Internet sur le serveur, encore utilisé, qui ne coûte rien à la Société.

 Gérard et Marie-Yvonne Morel sur la côte Normande. Photo : P.W.P. Browne.

Le Vice-Président sortant de la S.O.O.A., Hilary Fry, a été, avec Bob Sharland et John Elgood, co-fondateur de la Société d’Ornithologie du Nigeria (N.O.S.), créée en 1964. Hilary prit en charge la rédaction du Bulletin of the Nigerian Ornithologists’ Society alors qu’il enseignait à l’Université Ahmadu Bello, Zaria, Nigeria et il assuma cette responsabilité avec compétence tout en encourageant d’autres personnes à rejoindre la Société et à alimenter son Bulletin. Lors de son départ du Nigeria, en 1967, pour prendre un poste à l’Université d’Aberdeen, Hilary démissionna de la rédaction du Bulletin, mais ce fut pour la reprendre en 1974.

      Après avoir stimulé les ornithologues de toute l’Afrique de l’Ouest et leur avoir demandé des articles pour le Bull. N.O.S., ce fut pour Hilary une suite logique de convoquer la première réunion des membres de la N.O.S. et d’autres ornithologues d’Afrique de l’Ouest à Liverpool. La Société d’Ornithologie de l’Ouest Africain en résulta, ainsi que sa revue bilingue Malimbus. Hilary accompagna, pendant cette importante transformation, la Société et sa revue Malimbus, dont il continua d’être le Rédacteur en chef jusqu’en 1985, année où il partit occuper une nouvelle chaire à l’Université Sultan Qabous, à Oman.

      Hilary est maintenant mieux connu pour son œuvre monumentale en tant que rédacteur et collaborateur majeur à l’excellent ouvrage de référence en plusieurs volumes The Birds of Africa. Ce fut une tâche immense accomplie avec compétence et dont profitent tous ceux qui s’intéressent aux oiseaux d’Afrique. Il est l’autorité mondiale pour les guêpiers et, de même que la monographie classique The Bee-eaters (Poyser), écrivit conjointement avec sa femme Cathy l’ouvrage très applaudi Kingfishers, Bee-eaters and Rollers (Christopher Helm).

      Le retour d’Hilary à la S.O.O.A. comme Vice-Président en 1997 fut chaleureuse-ment accueilli et il occupa ce poste sous la présidence de Gérard Morel jusqu’à la récente démission de ces deux derniers. En tant que membre du Conseil de la S.O.O.A., Hilary a toujours été constructif, parfois provocant, et la Société a largement bénéficié de ses apports au cours de son évolution. Le Conseil sera très différent sans lui et nous espérons que de manière moins officielle notre Société pourra continuer à bénéficier de son expérience et de sa perspicacité.

Le Conseil de la S.O.O.A.